BMW Hydrogen 7 : pas si propre que ça...
“La BMW Hydrogen 7 pollue plus l'environnement qu'un poids lourd diesel ». Cette constatation pour le moins acerbe et gênante pour un véhicule censé être parfaitement écologique vient de Spiegel, un très gros magazine allemand au sérieux indiscutable, après l'annonce de sa mise en production la semaine dernière.
Pourtant cette limousine paraissait prometteuse : son V12 de 260ch peut rouler à l'essence mais aussi à l'hydrogène liquide. Mais il lui en faut beaucoup : 13.9l/100km de sans plomb en moyenne et... 50 litres d'hydrogène pour parcourir la même distance. Le problème le plus grave ne vient pas vraiment de cette consommation excessive, mais de l'hydrogène liquide lui-même.
Il y a d'abord la façon dont ce dernier est produit : par exemple, l'hydrogène des rares stations qui en délivrent à Munich est généré à partir de gaz naturel et... de pétrole. Ensuite, le fait même de stocker cet hydrogène réclame aussi beaucoup d'énergie. Pour le garder à l'état liquide, il faut en effet le maintenir à une température inférieure à -253°C, une nécessité qui consomme à elle seule jusqu'à un tiers du réservoir...
Parlons d'ailleurs de ce réservoir : d'un volume de 170 litres et prenant déjà la moitié du coffre, il ne peut contenir que 8kg d'hydrogène, offrant une autonomie d'à peine 200km. Pire encore, son niveau d'isolation ne peut empêcher qu'une partie de son contenu se réchauffe et s'évapore : après 9 jours, la moitié du réservoir ne serait plus exploitable.
BMW n'est pas le seul à avoir opter pour l'hydrogène mais se singularise par la façon dont il l'utilise : directement comme un carburant alimentant le moteur. Les autres constructeurs, eux, le consomment via une pile à combustible qui, par réactions chimiques, produit de l'électricité qui se chargera de déplacer le véhicule. Les premières voitures de test utilisant une pile à combustible produisent entre 70 et 120ch, mais ne consomment que 14 litres d'hydrogène tous les 100km.
En attendant que les véhicules fonctionnant à l'hydrogène devienne une réalité écologique et économique, il reste encore les hybrides et les biocarburants...

















Les déchêts nucléaires on les mets dans les dorsales ou les zones de subductions et le nucléaire retourne aux entrailles de la terre!
Si le nucléaire c'est la mort, et bien que l'on rempalce chaque réacteur nucléaire par deux ou trois centrales au charbon (pour la quantité de Mwatts équivalente) ça sera génial pour l'envirronement j'en suis sur. Et après ça n'ira toujours pas car il faudra stocker les cendre du charbon brulé....
253°C est en effet la température à laquelle l'hdrogène est liquide à température ambiante. A -273 il est solide....
Mais si l'on cherche à maintenir de l'hydrogène liquide à plus de -240°C environ on se retrouve avec un fluide dit "supercritique". ça devient un solvant surpuissant capable de dissoudre les métaux.. Problématique tout de même.
Moralité on va le conserver à froid et gazeux, c'est plus sûr..
@ David 1975 : 2kg d'hydrogène, tu as une idée de la place que ça prend ?
Une mole de di-hydrogène pèse 2g et occupe 22.4l à pression atmo et 20°C. Donc 2kg font 22m3 ! les 50 l d'hydrogène de l'article se rapportent donc à un gaz comprimé à 450 bars à 20°C.
Mais je reconnais que parler de volumes à propos d'un gaz ça n'a aucun sens si l'on ne connait ni la pression ni la température.
Quant à cette remarque maintes fois lue que l'on peut produire de l'hydrogène à partir de l'énergie solaire.........
C'est désespérant.
A partir de l'énergie solaire on peut obtenir de l'ELECTRICITE !
et cette électricité permettra de traiter de la matière pour obtenir de l'hydrogène.
Et à ce jour la matière c'est du gaz et du pétrôle et on en revient à mon premier commentaire.


















